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Témoignages 

  • Famille Mony - Equateur (2017)

« Nous sommes arrivés à Pisloy hier (c'est la communauté où nous allions). Là-bas, nous découvrons une maison perdue dans la forêt, où, pour y arriver il faut traverser sept fois la même rivière. Nous découvrons une maison incroyablement bien faite par les mains de ses habitants. Vous me direz peut-être "une maison faite par ses habitants, ça fait un peu vieillot". Moi, je vous réponds "oui, mais en tout cas, a l'intérieur, le confort est incroyable et c'est une maison comme les nôtres." Oui bon pas de wifi, pas de tv, pas d'internet mais quand même neuf cochons, des poules, des oies, des chiens.... On ne s'y ennuie presque jamais. On peut y installer des hamacs. Ici c'est le charme incroyable de l'alliance avec la nature. Les activités: pour Cédric: couper du bois à la machette dans la jungle, refaire le réseau électrique nouvellement installé (à l'envers) dans la nouvelle cabane; pour Isabelle: passer du temps dans la cuisine auprès du bloc central composé de deux trous pour le feu de bois qui va servir à tout cuisiner (pas de gazinière), montrer comment éplucher des patates avec un éplucheur/ économe (et non à la machette !), laver le linge à la main et prier pour qu'il sèche avant la prochaine pluie; pour les enfants, un peu de foot, beaucoup de parties de UNOs et beaucoup d'interdictions (crier, se battre, aller à la rivière, toucher les animaux, s'éloigner etc...).

   

 

  • Equipe 17-18 - Equateur (2016)

« Après un an de préparation et une super formation organisée par le MATM, nous embarquons le 28 juin pour l'Equateur. Un long voyage de presque 48 heures nous attend pour rejoindre la communauté de Casas Viejas où nous resterons trois semaines. « Nous » c’est un groupe de 8 jeunes scouts belges de 17-18 ans encadrés par 3 animateurs de 21-22 ans. Nous avons été très bien reçus dès notre arrivée par ces souriants petits Equatoriens. La première journée fut consacrée à la visite de la communauté et à la rencontre des compañeros (membres du groupe de tourisme communautaire). Enfin, la petite soirée animée par le groupe musical de Casas Viejas « Los Taritos » nous a tous fait danser sur les rythmes équatoriens. Notre activité principale était la construction d’une serre de 100 m², que nous avons financé en partie. Ce projet nous tenait particulièrement à cœur! Durant deux semaines environ, nous avons déblayé le terrain, préparé la terre, porté des bambous géants, construit la structure, posé un système d’irrigation et planté des graines ; le tout à l’aide des membres de la communauté. Nous sommes très fiers de ce beau projet construit tous ensemble dans une ambiance de travail toujours très agréable ! A côté de la construction de la serre, nous avons aidé les membres de la communauté dans leurs activités quotidiennes. Grâce à cela, nous nous sommes vraiment sentis intégrés à la vie de la communauté et nous avons appris beaucoup de choses sur leur mode de vie.

 

  • Déborah - Pérou (2016)

« Dans le cadre de ma dernière année d’études, je suis partie trois mois dans le nord-est du Pérou, dans la région de Loreto. Je souhaitais rédiger mon travail de fin d’études sur les conflits socio-environnementaux, notamment ceux qui touchent les populations indigènes de l’Amazonie. Le volontariat s’est réalisé en compagnie de MATM parce qu’il s’agit d’une des seules associations belges qui permet à des volontaires de voyager en Amazonie péruvienne. J’ai vécu une partie du séjour dans la capitale de la région, Iquitos, et l’autre partie, au sein des communautés indigènes qui vivent le long des fleuves. L’accès aux communautés se réalise principalement par bateau « bote » et peut prendre quelques heures. J’ai pu faire connaissance des fédérations indigènes qui défendent les communautés. Avant cela, j’étais loin d’imaginer l’injustice que les populations indigènes vivaient au quotidien. Bien que l’Amazonie soit toujours présentée comme le poumon de la terre à travers les différents canaux de communication, elle est aujourd’hui menacée de disparaitre. Je pense que le monde d’aujourd’hui se porterait mieux si chaque citoyen essayait de comprendre l’importance de l’environnement et les traditions des communautés au lieu de se contenter simplement de voler leurs savoirs pour pouvoir en faire du profit, telle que la bio piraterie. L’Amazonie est une région de la planète qu’il faut absolument préserver car elle regorge de richesses extraordinaires : le savoir traditionnel et l'identité culturelle des communautés, la biodiversité et des écosystèmes remarquables.